Transformation : d'organisateur de salons à planeur stratégique d'un écosystème

La notion même de « salon » est ancrée dans l’événement live depuis des siècles. Est inscrite dans son ADN l’idée de réunir, pendant quelques jours, dans un lieu souvent dédié à cette activité, les parties prenantes d’un secteur, avec schématiquement des offres qui s’exposent, une demande qui visite et des contenus qui se partagent.

L’expérience vécue par tous, basée sur les interactions entre les représentants de l’écosystème réuni, est essentielle et la base du succès des salons.

Mais sa durée est très courte. Certes, depuis quelques années, l’organisateur utilise le digital pour allonger la durée de vie de son événement. Il essaie de mobiliser, souvent par mail, sa communauté d’acheteurs et de vendeurs quelques semaines avant et partage après, sur les réseaux, quelques statistiques ou temps forts.
Un écosystème a besoin de vivre tout au long de l’année
En sortie de crise sanitaire, alors que les interactions pendant 16 mois ont été quasi exclusivement digitales, la durée limitée du salon physique apparaît désormais comme un vrai boulet dans un monde où, plus que jamais, le business d’effectue rapidement, à tout moment, 365 jours sur 365.

Les exposants du salon, dans leur quête de chiffres d’affaires, ont besoin tout au long de l’année de montrer leurs produits/services et leurs innovations, de transmettre de l’information ou de générer des leads.

De l’autre, l’acheteur a besoin de s’informer ou de s’inspirer continuellement, dans un monde qui s’accélère. Tout cela était vrai avant 2020, mais cette nécessité de densité dans le temps long, en sortie de crise, est encore plus prégnante.
D’un seul à de multiples temps de connexion
Donner à son écosystème, dans la durée, des opportunités de rencontres, de partage, de découvertes, de business… est sans doute la nouvelle proposition de valeur de l’organisateur. L’organisateur d’événements professionnels est donc mort, vive l’animateur événementiel ou le planeur stratégique d’écosystème !

L’objectif : créer de multiples temps de connexion, tout au long de l’année, qui répondent à l’appétence naturelle de la communauté à créer l’événement ensemble.

Le digital en général et les plateformes en particulier sont des supports adaptés à cette mise en relation permanente.

Elle est là l’hybridation : dans la variété des outils utilisés pour faire vivre l’écosystème, qu’ils soient on site ou online. Et le salon traditionnel physique devient un élément, certes essentiel, d’un dispositif global constitué de webinaires, d’événements digitaux, d’une marketplace, d’événements physiques, de contenus écrits, parlés ou vidéo…
La plateforme digitale, le point de rendez-vous permanent de la communauté
Ce changement de paradigme a quelques conséquences. Pour l’organisateur, la première est de changer ses habitudes.

Les rythmes d’animation d’un écosystème et les compétences associés ne sont plus les mêmes. Les outils se diversifient. La connaissance du secteur se précise. Parce qu’il possède des datas uniques, qu’il connaît mieux ses interlocuteurs exposants et qu’il interroge ses visiteurs sur leurs besoins, l’« animateur/organisateur », véritable planificateur de temps forts, saura les accompagner, les éduquer dans cette transformation créatrice de valeur pour tout l’écosystème. À ses traditionnelles compétences en production ou en logistique, s’ajoutent celles dédiés à la data, aux contenus et à la plateforme digitale.

Pour tout l’écosystème, cette dernière s’inscrit, en permanence, comme une source d’information, comme un canal d’acquisition de clients/fournisseurs et un point de rendez-vous. Cette même plateforme digitale peut également aider à la gestion des incontournables événements physiques, tant dans leur organisation que leur format. La boucle est donc bouclée…

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